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Résumé

Objectif du projet

 

Comparer l'efficacité de deux souches bactériennes probiotiques commercialisées par Lallemand inc. (Bactocell® et Levucell®), avec des souches endogènes de l'abeille, ayant démontré in vitro  des effets antagonistes vis-à-vis de deux microsporidies (Nosema apis et N. ceranae), de la loque américaine (Paenibacillus larvae) et de la loque européenne (Melissococcus plutonius).

 

Résumé

 

La microflore intestinale de l'abeille comprend plusieurs genres de bactéries acidolactiques (Lactobacillus, Bifiobacterium) qui sont déjà largement utilisées en médecine vétérinaire pour les propriété probiotiques (Bactocell® et Levucell®). Des lignées spécifiques de l'abeille ont démontré des effets positifs sur la réponse immunitaire contre la loque américaine (Paenibacillus larvae) e des effets antagonistes vis-à-vis de la loque européenne (Melissococus plutonius). Il est donc essentiel de développer des stratégies alternatives efficaces, durables et spécifique pour le contrôle de ces maladies responsables de pertes majeures des colonies d'abeille. Ce projet visait l'acquisition d'information scientifique qui a permis d'identifier des suppléments probiotiques efficaces, dédiés à la gestion sanitaire durable des colonies d'abeilles. Des souches bactériennes provenant d'intestin d'abeilles, ainsi que des souches de probiotiques commerciales ont été testées pour 1) vérifier leurs effets antagonistes in vitro (milieux de culture solide et liquide) vis-à-vis des lignées de pathogènes opportunistes (Nosema apis et N. ceranae), de la loque américaine (Paenibacillus larvae) et de la loque européenne (Melissococcus plutonius); 2) évaluer la survie des abeilles élevées en cages et confrontées aux mêmes pathogènes. Les résultats obtenus démontrent que les probiotiques commerciaux Bactocell et Levucell (Lallemand inc.) ont des propriété curatives et prophylactiques significatives pour améliorer la survie d'abeilles dans le cadre d'une infection expérimentale avec Nosema Ceranae. Les probiotique endogènes (Bacillus sp. et Acetobacter sp.) ont démontré des propriétés curatives et prophylactiques significatives pour améliorer la survie d'abeilles dans le cadre d'une infection expérimentale avec Nosema ceranae.

 

Retombées attendues

 

Les microorganismes intestinaux des abeilles jouent un rôle central en termes de nutrition et de défense immunitaire. L'approche probiotique permet de maintenir, ou des restaurer l'homéostasie de la microflore intestinale. C'est une stratégie déjà utilisée dans plusieurs productions animales afin de contrôler des maladies opportunistes. D'ailleurs, Lallemand inc. peut demander une extension de brevet pour l'utilisation de ses produits en industrie apicole.

 

 

Date

2017-01-01


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Résumé

Objectif du projet

 

Le projet a pour but de vérifier l'impact du remplacement du plasma sanguin d'origine porcine dans les aliments pour porcelet par la combinaison d'alternatives alimentaires disponibles sur le marché.

 

Résumé

 

Plusieurs actions ont été mises en place afin de contrôler la diarrhée épidémique porcine (DEP) dans les élevages porcins, dont celles de resserrer les mesures de biosécurité au sein des élevages, lors du transport, du lavage et de la désinfection des camions, et celle de retirer le plasma sanguin des aliments pour porcelet. En fait, le virus actif de la DEP aurait été identifié dans du plasma sanguin ce qui aurait incité la plupart des meuniers du Québec à retirer cet ingrédient des moulées pour porcelets. Au Québec et ailleurs, le plasma sanguin porcin est considéré comme source protéique, hautement digestible et appétente. Cet ingrédient améliore la prise alimentaire des jeunes porcelets et réduit la diarrhée post-sevrage, ce qui a des répercussions positives sur les performances zootechniques. C'est pourquoi, il est impératif de rechercher un ou des substituts qui ont la même efficacité. Pour ce faire, 308 porcelets répartis dans 44 parquets de 7 porcelets ont été utilisés, l'unité expérimental étant le parquet. La phase animal du projet a été réalisée du sevrage jusqu'à 28 jours avant l'abattage final i.e. jusqu'au poids vif de 107 kg. En section pouponnière, un dispositif expérimental en bloc complet a été prévu et le facteur de blocage était le poids initial des porcelets. Onze blocs complets de quatre traitements expérimentaux ont été répartis aléatoirement dans les 44 parcs de la section pouponnière. Par la suite, les animaux ont été transférés en engraissement dans 19 parcs à raison de 17 têtes par parc et distribués de sorte à confondre les quatre traitements reçus en pouponnière parmi ceux prévus en engraissement. L'objectif étant de vérifier l'effet résiduel en engraissement, au niveau du poids et du GMQ des traitements reçus en pouponnière. Le suivi des performances en engraissement, de 24 jusqu'à 107 kg de poids vif, a donc été effectué avant le démarrage d'un autre projet en engraissement. Ce dernier étant un essai de régie démarrant 28 jours avant l'abattage. Les animaux ont été nourris à volonté, les quantités servies ont été mesurées à tous les jours et les refus ont pesés à chaque changement de phase alimentaire. Les animaux ont été pesés à l'entrée de même qu'à la fin de chacune des phases alimentaires. La consommation en eau a été également évaluée sur une base hebdomadaire et pour chacun des parquets. Le gain moyen quotidien, la consommation journalière en moulée et en eau, ainsi que la conversion alimentaire ont été calculés par phase et pour la durée totale de la période de pouponnière et d'engraissement. Des prélèvements sanguins ont également été effectués en pouponnière vers le poids de 12 kg à raison de deux porcelets par parc. Les concentrations sériques des immunoglobulines G (IgG), de l'hormone IGF-1 et de l'haptoglobine apporteront un complément d'information des statuts immunitaire (IgG), inflammatoire (haptoglobine) et anabolique (IGF-1) des porcelets nourris avec des alternatives de remplacement au plasma sanguin.

 

Résultat

 

À l'âge de 21 jours, 308 castrats issus de verrats Duroc et de truies YYLL sont entrés le même jour à l'Unité de recherche porcine du Centre de recherche en sciences animales de Deschambault. La phase animale s'est déroulée du sevrage (5,6 kg ± 0,6) jusqu'à 28 jours avant l'abattage final i.e. jusqu'au poids vif moyen de 106,7 kg ± 9,1. Quatre traitements alimentaires ont été offerts en période de pouponnière de 5,6 jusqu'à 12,0 kg (phases 1 et 2). Durant la 3e phase de pouponnière (12,0 à 24,0 kg) ainsi qu'en engraissement (24,0 à 106,7kg), les porcelets issus des différentes traitements recevaient les mêmes aliments. Les ingrédients suivants ont été mis à l'essai: A) Témoin avec 5% plasma sanguin porcin en phase 1 B) Concentré de soya hydrolysé (21,7 et 0,78% en phases 1 et 2) C) Poudre d'œuf et hydrolysat de poisson (5 et 2% en phase 1 et 2, selon un ratio 65:35) D) Cultures de levure (3,5 et 2,5% en phases 1 et 2). Les additifs suivants ont également été incorporés dans les aliments des traitements B, C et D: une source de butyrate au taux de 1,2 et 0,8 kg/T en phases 1 et 2 et un arôme & édulcorant au taux de 1 kg/T en phase 1. Les aliments isoprotéique et isoénergétique étaient composés principalement de perméat de lactosérum, blé, maïs, tourteau de soya et contenaient tous des quantités variables de concentré de soya hydrolysé. Tous les aliments des phases 1 et 2 contenaient un acidifiant, de haut niveau de zinc (2500-2000 ppm) et de vitamine E (85 UI/kg) ainsi que des antibiotiques. Des quantités fixes des aliments des phases 1 et 2 ont été servies aux porcelets. De 5,6 à 8,0 kg de poids, la vitesse d'ingestion des porcelets recevant du plasma sanguin d'origine porcine (témoin) a été plus rapide que celle des traitements contenant différentes alternatives. La consommation journalière a été supérieure de 36,3 g/j en moyenne pour le groupe témoin par rapport à celle des trois autres traitements (P<0,001) ce qui a, par la même occasion, amélioré le GMQ de ces porcelets de 51,6 g/j en moyenne (P=0,001). En phase 2 (8,0 à 12,0 kg), la consommation des porcelets ingérant les différentes alternatives de remplacement a été plus élevée (P=0,003) que celle des témoin. Le retrait du plasma sanguin de l'aliment de phase 2 aurait fait chuter la consommation des animaux témoins ainsi que leur GMQ (diminution de 52,5 et 58,7 g/j par rapport aux traitements B et C). En fin de pouponnière (56 jours d'âge), les tendances numériques non négligeables sont apparues. Les porcelets du traitement B ont terminé la période de pouponnière avec un arriérage numérique de 0,86 et 0,92 kg de poids par rapport au groupe de porcelets des traitements A et C (P=0,12); leur GMQ de 5,6 à 24,0 kg ayant tendance à être inférieur à celui des animaux des traitements A et C (P=0,09). Toutefois, le coût d'alimentation par kg de gain est moindre de 0,08$/kg pour ces porcelets par rapport à celui des traitements C et D (P=0,05). D'ailleurs, la teneur en haptoglobine plasmatique, un indicateur de la réponse inflammatoire, est plus élevée chez les porcelets ayant consommé des grandes proportions de protéine de soya (traitement B) (P=0,009). Quant aux animaux du traitement C, ceux-ci se sont comportés en terme de performances comme ceux du groupe témoin et cette tendance s'est poursuivie jusqu'en fin d'engraissement. Quoique la réponse en terme de performances du traitement D a été plutôt intermédiaire en pouponnière entre celle des animaux du traitement B et celle des groupes A et C, les porcs ont eu tendance à terminer la période d'engraissement avec un poids final plus léger de 3,72 kg que celui des animaux du traitement C (P=0,09). Cette tendance au niveau du poids est apparue très tôt en engraissement et s'est maintenue jusqu'au poids final. D'ailleurs, 29% des porcs traités par médication étaient issus du traitement D et trois porcs de ce traitement parmi quatre sont mort en cours d'engraissement.

 

Applications pour l'industrie

 

Il est possible d'obtenir des performances équivalentes par le remplacement du plasma sanguin porcin des aliments des porcelets à partir d'autres substituts. Selon les résultats de cet essai, la combinaison de poudre d'œuf (Isonova) et d'hydrolysate de poisson (CPSP Special G), d'une source de butyrat (Proformixc 650) et d'arôme $ édulcorant (Cristal feed fruity) peuvent garantir le même effet sur les performances du porcelet que la plasma sanguin et transposer cet effet jusqu'en fin d'engraissement.

Date

2015-01-01