Bilan énergétique, émissions gazeuses et particulaires de combustion de la biomasse agricole à la ferme (11-PO-210)


  • Période: 2011-01-01

Titulaire

Godbout, Stéphane IRDA

 

Informations complémentaires

Partenaires:  MAPAQ-PSIA, AAC, UQAC, Sequoia Industrie, Innovente, Jean Perreault et Fils Ltée, Fertior, Combustion Expert inc., IRDA

Présentation du projet

Ce projet visait à caractériser les émissions gazeuses et particulaires issues de la combustion de biomasses agricoles et du bois dans une fournaise à la ferme. Le déroulement du projet était composé de six grands volets:

1: Revue des gaz de combustion, des émissions et des méthodes de mesure;

2: Comparaison des émissions issues de la combustion de trois biomasses agricoles et du bois dans une unité de 17 kW;

3: Essais de combustion et caractérisation des émissions dans des unités de puissance nominale de 293 kW et 1 000 kW;

4: Détermination des émissions d’odeurs provenant de la combustion et de l’entreposage de la biomasse;

5: Étude des avenues potentielles de valorisation des cendres;

6: Vérification de l’intérêt d’un point de vue économique de l’utilisation de la biomasse agricole.

Les résultats des essais démontrent que les émissions de CO2 , CO, N2O, HCl et NH3 de la combustion de biomasses agricoles (fraction solide de lisier de porc (FSLP), panic érigé et saule à croissance rapide) ne sont pas significativement différentes de celles issues de la combustion du bois. L’importance des émissions de SO2 et de particules ainsi que des cendres produites lors de la combustion de la FSLP, invite à la prudence quant à l’utilisation des déjections animales comme combustible. Les essais réalisés démontrent que la quantité et la qualité des émissions gazeuses et des cendres sont intimement liées aux caractéristiques du combustible. En raison du faible débit dans la cheminée des unités de combustion, sa mesure demeure un grand défi autant à l’échelle de laboratoire que commercial. Les essais d’analyse des odeurs ont établi que du point de vue de la cohabitation, la valorisation des biomasses pour la production de l’énergie est envisageable. Compte tenu de la grande quantité de cendres produite par la combustion des biomasses agricoles, les perspectives de débouchés doivent être étudiées afin d’envisager leur disposition de façon durable et économique. Finalement, si le prix du mazout léger devait se maintenir élevé, les granules de biomasse pourraient substituer avantageusement ce combustible fossile si l’approvisionnement est garanti.

Participants

Godbout, Stéphane IRDA Titulaire