Développement et accès à des modèles de coccidiose aviaire représentatifs des poulaillers commerciaux


  • Période: 2022-01-01

Titulaire

Julien, Carl

Informations complémentaires

Étudiant : Jonathan Pierron (2e cycle, Université Laval)

Numéro de projet : 1920‑AV‑416

 

Présentation du projet

OBJECTIF DU PROJET

Développeur et fournisseur de modèles d'aviaire coccidiose représentatifs des poulaillers commerciaux.

 

RÉSUMÉ

Le but de cette étude était de développer une méthode pour évaluer la résistance d'Eimeria aux anticoccidiens. Six anticoccidiens (amprolium, décoquinate, monensine, nicarbazine, salinomycine, zoalène) ont été évalués en triple sur le cycle pathogénique d'Eimeria, en étudiant la sporulation des oocystes, la viabilité des sporozoïtes et leur invasion des cellules hôtes. Deux essais de 35 jours en parquet avec 9 répétitions de 55 oiseaux/ parquet ont également été menés chez des poulets de chair utilisant les mêmes médicaments. Des oiseaux non infectés (NI) et infectés par Eimeria (EI) ont été utilisés dans les deux essais. L'infection à Eimeria a été induite par une administration orale à j14 de 200 000 oocystes sporulés d'une population d'espèces mixtes d'Eimeria provoquée à partir d'isolats de terrain. Les données de performance et d'excrétion oocytaire dans les matières fécales ont été analysées par un modèle mixte incluant le traitement comme effet fixe et la section du poulailler comme effet aléatoire. Les scores de lésions intestinales ont été analysés par des tests de Kruskal‑Wallis en utilisant deux oiseaux par parquet (n = 18 par traitement). Pour les expériences in vitro, une population d'Eimeria de Coccivac®‑B52 (Merck Animal Health) a également été utilisée comme témoin sensible au médicament. En utilisant la population d'Eimeria de terrain, les tests in vitro ont montré un effet dose‑réponse des anticoccidiens (0,5, 12,5, 50 et 100 µg/mL) sur la diminution de la viabilité des sporozoïtes, atteignant − 60 % (P<0,0001), sur la sporulation des oocystes (−80 %, P<0, 0001) et sur l' invasion des cellules hôtes par les sporozoïtes (−90 %, P<0,0001). Cependant, lors de l'invasion des cellules hôtes, l'amprolium a présenté des variations non linéaires en fonction des concentrations d'exposition, de −37 % à −92 % et le zoalène a montré une tendance à réduire l'efficacité avec des concentrations plus élevées, de −95 % à −67 %. Dans les deux essais sur les poulets de chair, l'EI a entraîné une réduction du poids corporel 6 jours après l'infection (6 jpi, j20), une aggravation de l'indice de conversion alimentaire (CA) pendant la phase de croissance (j10-j20), de l'excrétion d'Eimeria à 6 jpi, et des scores de lésion intestinale d'E. tenella à 7 jpi, comparés aux oiseaux NI (P<0,01). Le décoquinate et le monensin ont empêché la perte de poids corporel induite par Eimeria et 'l’augmentation de la CA, de l’excrétion oocytaire et des lésions intestinales causées par E. acervulina et E. tenella.

Même s'ils ont bloqué l'excrétion oocytaire et les lésions intestinales, la salinomycine et la nicarbazine ont montré des effets indésirables sur le poids corporel avec des nombres similaires à j20 (P>0,05) et avec des diminutions à j34 (2 ,45‑2,48 vs 2,61 kg, P=0,0009), par rapport à l'EI. Le zoalène et l'amprolium ont montré des augmentations totales d'oocystes par gramme de fèces (OPG) par rapport à NI (8,7 et 7,5 contre 1,6 et 105 OPG, P0,05). Les analyses qPCR ont également confirmé que le zoalène et l'amprolium ne réduisaient pas l'excrétion d'E. acervulina (P>0,05), par rapport à l'EI. Dans l'ensemble, la souche d'E. acervulina dans la population de terrain d'Eimeria testée a semblé résistante à l'amprolium et au zoalène.

 

APPLICATIONS ATTENDUES

Cette méthode in vitro pourrait être utilisée pour évaluer la sensibilité des anticoccidiens et de leurs alternatives.

 

Partenaires : JEFO Nutrition inc, Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), Mitacs, Université Laval, CRSAD.

 

Ce projet est financé par l'intervention du programme Innov'Action Agroalimentaire, en vertu du Partenariat canadien pour l'agriculture, entente conclue entre les gouvernements du Canada et du Québec.


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